Ennio Morricone


J’ai vu récemment une comédie française Seuls Two plutôt médiocre mais avec des scènes de Paris désert (Champs Elysées, Louvre) assez époustouflantes d’autant plus qu’une F1 les parcoure à grande vitesse. Dans les scènes de gangster, j’ai noté une musique récurrente et synthétisé qui me rappelait la musique du thème du policier Le Clan des Siciliens. Au passage, cette comédie 2008 avec Eric & Ramzy gagnerait à être réduite à 30 min. Ensuite j’ai regardé sur IMDb la filmographie musicale complete d’Ennio Morricone. Imaginez que ce compositeur italien a réalisé la musique de presque 500 films ! Et à 80 ans, il continue de composer encore des musiques de films. Tout simplement incroyable ! Alors quand on parle de Ennio Morricone on pense tout de suite aux westerns spaghetti et Sergio Léone ou les policiers classiques français avec Belmondo ou Gabin. Oui mais avec presque 500 films c’est bien plus large que cela. Il a composé aussi la musique de 106 comédies dont en autres Il Federale 1961, I Motorizzati 1964, il Mio nome è Nessuno 1973, The Odd Couple II 1998 et Un Difetto di famiglia 2002, une comédie italienne avec Nino Manfredi tres correcte pour un téléfilm.

Le Clan des siciliens n’est pas un film italien ni une comédie. Quoiqu’en le regardant on peut parfois sourire avec cette vision française du clan sicilien interprété par Jean Gabin qui pour l’occasion baragouine quelque mots d’italien. Ajoutez un inspecteur français interprété par un acteur franco-italien Lino Ventura et un 2e truand français interprété par Alain Delon. A joutez ensuite un scénario adapté d’une nouvelle de Auguste Le Breton et vous aurez déjà les prémisses du sourire. Le Clan des Parisiens qu’il aurait fallu nommer ce film avec le duo parisien Gabin Delon.  😀
Pour la musique, la performance de Lino Ventura et les duo Ventura-Gabin et Ventura-Delon ce film est à voir. Le scénario et la  réalisation s’essouffle au bout des 50 premières minutes. Dommage. Avec un montage plus court ramené à 90 min au lieu de 120 min on pourrait éliminer plusieurs longueurs et scènes moyennes pour re-dynamiser le film qui a pris un sérieux coup de vieux. Reste que le générique du début accroche toujours autant le spectateur.

Maj de février 2012:

Il a dépassé les 500 musiques de films dont 129 pour des comedies selon IMDb. Quelle vitalité !

Maj de avril 2013:

Ma courte critique fait pietre figure face a la longue et riche critique de Xavier sur son site Rue du Cine que je vous reproduis :

ENNIO MORRICONE, COMPOSITEUR

Voici un petit aperçu des quasi 500 musiques de films que le maestro a composées. C’est lui qui a donné au western italien son identité musicale, alors que Sergio Leone (un ami d’école, d’Ennio Morricone) lui a donné son style visuel. En 2007 il reçoit des mains de Clint Eastwood un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Jamais et c’est une des injustices de ce bas monde, il n’a reçu cette statuette pour une de ses œuvres.

Grâce à ses mélodies, il a sauvé bien des films qui seraient tombés dans l’oubli comme par exemple « La califfa » (1971) qui bénéficie d’un score splendide avec la voix magnifique de la soprano Edda Dell’Orso, alors que la réalisation n’est pas à la hauteur.

C’est aussi un grand compositeur de musique contemporaine, dont il a parsemé des morceaux dans ces musiques de films, notamment dans les Giallii (polars horrifiques italiens des années 1970…) comme par exemple « Le chat à neuf queues » , « L’oiseau aux plumes de cristal » , « Mais qu’avez-vous fait à Solange ? ».

La force de sa composition est basée sur une culture musicale éclectique : Une solide formation classique à l’Académie Santa Cecilia de Rome  où il recevra les cours du grand compositeur Goffredo Petrassi. Il y rencontrera un autre élève Bruno Nicolai qui sera son proche collaborateur pendant une vingtaine d’années. Il recevra à l’Académie diplômes de composition, d’instrumentation (trompette) et de direction d’orchestre. Il a aussi étudié la musique chorale et la direction de chœurs.

Ces études lui permettront de travailler avec le choeur « I Cantori moderni » de Alessandro Alessandroni, qui est aussi compositeur et multi instrumentiste. Les sifflets entendus dans les partitions de Ennio Morricone (notamment les westerns) sont de Alessandro Alessandroni.

I Cantori moderni est un octet de chanteurs parmi lesquels Alessandro Alessandroni, la grandissime soprano Edda Dell’Orso qui sera la voix féminine des grands airs romantiques du maestro Morricone. Une autre membre, Gianna Spagnulo fera quelques solis pour le compositeur notamment « Navajo Joe«  (1966) de Sergio Corbucci où sa voix rauque fait des merveilles. Ennio Morricone devient un grand compositeur de musique contemporaine, et membre en tant que trompettiste et  co-compositeur du groupe Nuova Consonanza, groupe d’improvisation, de composition et d’exécution de musique contemporaine.

Mais ne pouvant vivre de ses créations, il se dirige alors vers l’orchestration et la direction d’orchestre pour la variété de la fin des années 1950 à début 1960, accomplissant un travail énorme et se faisant une renommée qui déborde jusque dans le milieu du cinéma.

C’est Mario Nascimbene qui lui met le pied à l’étrier en lui permettant de co-composer sur deux films. « Morte di un amico » (1959) de Franco Rossi et « Barabbas » (1961) de Richard Fleisher.

C’est ainsi que le réalisateur Luciano Salce le contacte pour mettre en musique son film « Il federale » (1961). et enchaîne pour le même réalisateur « La cuccagna » (1962) et « La voglia matta » (1962) Il compose pour le film de Bernardo Bertolucci « Prima della Rivoluzione » , Camilo Mastrocinque et Lina Wertmüller « I basilischi« . Puis en 1963 sous le pseudonyme italo americain « Dan Savio » il compose pour le western « Duello nel Texas » de Ricardo Blasco qui est déjà sa 10ème partition pour le cinéma. Musique qui fait se déplacer Sergio Leone à la  recherche d’un musicien pour son film « Per un pugno di dollari » (1964).
Quand Ennio Morricone reçoit pour la première fois Sergio Leone chez lui, en se dévisageant ils s’aperçoivent qu’ils ont été dans la même classe de 5ème de l’école primaire Saint François de Salle à Rome. Sergio Leone dit à Ennio Morricone qu’il n’a pas aimé la musique de « Duello nel Texas« . Mais qu’il est prêt à travailler avec lui pour un western qu’il veut rapprocher de l’opera. Et que pour cela il a besoin de lyrisme ainsi que d’une variété de rythmes et de mélodies. Les deux hommes travaillent sur la musique avant l’écriture du scénario. Ce qui permet au réalisateur d’avoir une idée du rythme à adopter selon les scènes et les morceaux de musique développés.
Ce système sera la marque de fabrique des deux hommes. Plus tard sur le set de tournage de « Il était une fois dans l’ouest » (1968), « Il était une fois… la révolution » (1971) et « Il était une fois en Amérique » (1983) le tournage se fera en musique.

Ennio Morricone révolutionne la musique de western en introduisant des thèmes d’un très grand lyrisme soulignés par des voix humaines qui indiquent soit la sauvagerie soit le romantisme, mais aussi des effets sonores de bruits (coups de fouets, sons de cloches, cris d’animaux comme des braiments d’ânes ou des hurlements de coyotes, sifflements, klaxon d’automobile, gouttes d’eau). Ennio Morricone travaille sur des orchestrations plus restreintes que les orchestrations symphoniques américaines des Dimitri Tiomkin et Max Steiner, (entre douze et quinze musiciens) introduisant aussi des instruments inattendus comme la guitare électrique l’orgue, des mandolines ou des guimbardes. Il n’hésite pas non plus à amplifier les sons ou les faire réverbérer. Enfin il crée un thème pour chaque personnage central des westerns. Chose jusqu’à présent jamais entendue. Sa musique de western dont « Il était une fois dans l’ouest » est la plus magnifique et caractéristique peut alors devenir ironique (thème de Cheyenne), romantique (thème de Jill), dramatique (thème d’harmonica) ou sauvage (thème du massacre).

Ce sont les trois premiers westerns de Sergio Leone qui ont donné sa renommée mondiale à Ennio Morricone. Il a écrit d’autres grandes musiques pour ce genre comme « Le dernier face à face » (1967) de Sergio Sollima « Le grand Silence«  (1968) de Sergio Corbucci. Il a même accepté de travailler pour un western américain de Don Siegel « Sierra torride » (1970) exception a une règle qu’il s’était fixé de ne pas travailler pour ce genre de films aux Etats-Unis.

Le couple réalisateur/musicien, Sergio Leone/Ennio Morricone deviendra un des plus célèbre du cinéma comme celui de Alfred Hitchcock/Bernard Herrmann, ce dernier finissant par un divorce sur le film « Le rideau déchiré« . Le premier à la mort de Sergio Leone en 1989.

Mais Ennio Morricone a formé d’autres couples de cinéma moins célèbres car ne touchant pas au genre western et donc moins exportés mais tout aussi fondamentaux dans sa créativité.

  • Avec Giuliano Montaldo ils signent 9 films ensemble parmi lesquels le célèbre « Sacco et Vanzetti » (1971) dont la colonne sonore (bande originale) sera un tube mondial avec Joan Baez au chant. Ou encore « Un jouet dangereux » (« Il gioccattolo« ) (1979) magnifique musique de film qui peut s’écouter sans le support visuel. En 2011 il tourne « L’industriale » et le fait musicaliser par Andrea Morricone (fils de).
  • Avec Elio Petri dont les films politiques « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » (« Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto » (1970) et « La classe ouvrière va au paradis » (« La classe operaia va in paradiso« ) (1971) reçurent respectivement à Cannes le grand prix et la palme d’or.
  • Avec Mauro Bolognini 12 longs métrages ensemble parmi lesquels « Metello » (1970) »Chronique d’un homicide » (« Imputazione di omicidio per uno studente« ) (1972), « Liberté, mon amour » (« Libera amore mio« ) (1975) et « L’héritage » (« L’eredità Ferramonti« ) (1976).
  • Avec Pier Paolo Pasolini 6 films dont « Des oiseaux petits et gros » ( » Uccelacci e uccellini« ) (1966), « Le decameron » et « Salo ou les 120 journées de Sodome« .
  • Enfin avec Giuseppe Tornatore depuis 1988 et « Cinema paradiso » (« Nuovo cinema paradiso« ) il signe 9 colonne sonore dont « Ils vont tous bien » (« Stanno tutti bene« ) (1990) « Marchand de rêves » (« L’uomo delle stelle« ) (1995), « Malèna » (2000), « Baaria » (2009). A chaque film pour son ami Giuseppe Tornatore, Ennio Morricone se surpasse sur le plan de la composition et de l’orchestration.

Ennio Morricone a travaillé avec de grands réalisateurs italiens hormis Federico Fellini resté fidèle à Nino Rota puis à la mort de ce dernier, ne fit jamais appel au maestro. Hormis aussi Luchino Visconti qui s’est tourné vers la musique classique, et Pietro Germi fidèle à Carlo Rustichelli.

Valerio Zurlini, Gillo Pontecorvo, Luigi Comencini, Paolo et Vittorio Taviani, ont fait appel à sa musique. Mais le maestro a souvent écrit pour de jeunes réalisateurs qui par la suite n’ont plus forcément fait appel à lui. Comme Aldo Lado « Qui l’a vue mourir » (« Chi l’ha vista morire?« ) (1972), ou encore le roi du giallo Dario Argento « Le chat à neuf queues«  (« Il gatto a nove code« ) (1971).

Mais il a aussi une extraordinaire carrière internationale

  • en France il collaboré avec Henri Verneuil pour lequel il a composé entre autres « Le clan des siciliens » (1969) et « Peur sur la ville » (1974). Il a aussi composé pour Georges Lautner « Le professionnel » (1981), pour Jacques Deray « Le marginal » (1983) (en fait sur ces deux films c’est Jean-Paul Belmondo, producteur, qui a fait appel au maestro), pour Philippe Labro « Sans mobile apparent« , pour Yves Boisset   »L’attentat » (1972) et « Espion lève-toi« , pour José Giovanni « Le ruffian« , Robert Enrico « Le secret » (1974). Francis Girod « La banquière » (1980).
  • Aux Etats-Unis il a écrit pour Terrence Malick « Les moissons du ciel » (« Days of heaven« ) (1978), Michael Anderson « Orca » (1977), Terence Young « Liés par le sang » (1979), Gordon Willis « Windows » (1980), Andrew Bergman « Les fesses à l’air » (« So fine« ) (1981), Samuel Fuller « Dressé pour tuer » (« White dog« ) (1982),  John Carpenter « The thing » (1982), Roland Joffé « Mission » (1985), « Les maîtres de l’ombre » (1989), La cité de la joie » (« City of  joy« ) (1992), Brian de Palma « Les incorruptibles » (« The untouchables« ) (1987) « Outrages » « Casualties of war » (1989). « Mission to Mars » (2000), Phil Joanou « Les anges de la nuit » (« State of grace« ) (1990) Wolfgang Petersen « Dans la ligne de mire » (« In the line of fire« ) (1993), Oliver Stone « U-Turn » (1998), Adrian Lyne   »Lolita » (1997), Warren Beatty « Bulworth » (1998). Barry Levinson « Bugsy » (1991), « Harcèlement » (« Disclosure« ) (1994)… J’en passe!
  • Ennio Morricone a aussi écrit pour des productions espagnoles, portugaises, tchécoslovaques (à l’époque), hongroises, hollandaises, belges ou  britanniques.

Ennio Morricone a visité tous les genres: Policier, Thriller, Politique, Mafia, Espionnage, Comédie, Drame, Erotique, Heroic Fantasy, Horreur, Giallo, Anticipation, Science fiction, Aventures… Il est passé à côté d’un seul genre pourtant fameux dans son pays et à une époque où il était prolifique (il composait en moyenne pour une douzaine de films par an) c’est la comédie à l’italienne où se sont illustrés Armando Trovajoli, Piero Piccioni et Carlo Rustichelli.

Parmi ses grandes musiques outre celles notées précédemment, on peut citer:

  • « …Et Pour quelques dollars de plus » (1965), avec l’orgue et la trompette dans un degüello sensationnel,
  • « Le bon, la brute et le truand » (1966), la musique la plus appréciée du maestro par les cinéphiles amateurs d’Ennio Morricone,
  • « Un coin tranquille à la campagne » (« Un tranquillo posto di campagna« ) (1968) chef d’oeuvre de musique contemporaine et dissonante,
  • « Seule contre la mafia » (« La moglie più bella« ) (1970), avec des guimbardes exubérantes,
  • « Maddalena » (1971)  où il utilise le morceau « Chi mai » qui fera sa fortune 10 ans plus tard réutilisé et réorchestré pour « Le professionnel » de Georges Lautner,
  • « La cosa buffa » (1972) de Aldo Lado très lyrique, avec un gros travail sur les pizzicatis des violons et soutenue par les voix de I Cantori moderni, « La grande bourgeoise » (« Fatti di gente perbene ») (1974) avec un violencelle mélancolique et une orchestration corde plus piano des plus sensibles.
  • « Le désert des tartares » (« Il deserto dei tartari« ) (1976) de Valerio Zurlini empreint d’une belle mélancolie. Ennio Morricone a parfaitement retranscrit cette attente interminable dans ce désert à guetter un ennemi. Il n’hésite pas à employer le synthétiseur avec des instruments plus traditionnels.
  • « Operacion Ogro » (1979) de Gillo Pontecorvo avec une ligne de basse spectaculaire au piano mise en avant sur le reste de l’orchestre. Très spectaculaire.
  • « La dame aux camélias » (« La storia vera della signora dalle camelie« 1981) de Mauro Bolognini avec un piano solo et un sostenuto de cordes renversant.
  • « Il était une fois en Amérique » « Once upon a time in America » (1983) de Sergio Leone avec un « Deborah’s theme » beau à tomber par terre. La voix de la cantatrice Edda dell’Orso (maintes fois utilisée par Ennio Morricone et ses collègues Bruno Nicolai, Armando Trovajoli, et bien d’autres) trouve ici une délicatesse et une plénitude jamais atteinte.
  • « Kalidor » (« Red Sonja« )
    (1985) de Richard Fleisher nanar du genre heroic fantasy, mais chef d’oeuvre musical avec une symphonie de 16 minutes 40 secondes grandiose, et un orchestre symphonique où cordes et cuivres rivalisent d’agressivité auquel s’ajoute un choeur. rarissime en cd.
  •   »Frantic » de Roman Polanski colonne sonore électrique où la guitare basse fait sa virtuose.
  • « Pereira prétend » («Sostiene Pereira« 1995) de Roberto Faenza, avec un superbe thème composé de bois pour la rythmiques et d’une guitare et clarinette pour le chant. A noter aussi une chanson interprétée par Dulce Pontes.
  • « Marchand de rêves » («L’uomo delle stelle« 1995) de Giuseppe Tornatore. magnifique chant d’inspiration sicilienne. Le thème « Sicilia » ponctué de guimbarde est somptueux.
  • «  »Bulworth » (1998) de Warren Beatty.  Le film n’est accompagné que d’un seul morceau de plus de 18 minutes qui est saucissonné dans le film. Cette suite musicale contient un duo entre Edda Dell’Orso et Amii Stewart, l’une incarnant la musique blanche et l’autre avec sa voix gospel la musique noire. Le film est l’histoire d’un politique blanc qui tombe amoureux d’une fille du ghetto noir de Los Angeles.
  • « Malèna » (2000) de Giuseppe Tornatore. Avec un fantastique tango décliné en diverses orchestrations, qui reprennent les pas de Monica Bellucci traversant la place du village. Du grand art!
  • « 72 metra » (2004)
    de Vladimir Khotinenko dont le film retrace le naufrage du sous marin nucléaire russe « Koursk ». La musique dramatique du maestro colle parfaitement à la dramaturgie.
  • « Baaria » (2010) de Giuseppe Tornatore. La symphonie consacrée à la ville sicilienne avec ses bruits d’ambiance nous replonge dans la Sicile des années 1950. Sensationnel!

Il a composé aussi des pièces de musique de chambres comme « Cantata per Europa » (1988) ou « Voci dal silenzio » (2002). Se compositions de musique contemporaines sont assez ardues à l’écoute pour qui n’est pas familiarisé à la musique dissonante.

Depuis le début des années 2000 il a levé le pied sur la composition pour le cinéma. Il s’est aussi un peu plus orienté vers les musiques pour la télévision italienne. Sûrement pour des questions de productions. le cinéma italien étant sérieusement malade.
Il s’est aussi  lancé dans des tournées dont il a sorti un dvd intitulé « Arena Concerto » et j’invite tout le monde à se le procurer. En 2007 pour célébrer l’entrée du nouveau secrétaire général de L’O.N.U. Ban Ki Moon, il donne un concert de musique sacrée contemporaine de sa composition, au sein du bâtiment à New York.
Le 10 septembre, Place Saint Marc à Venise il enregistre son « Concert pour la paix » en hommage aux morts du World Trade Center dont il édite un DVD.

Ennio Morricone est un des compositeurs dont l’œuvre est la plus samplée dans les musiques électroniques, ou bien reprise pour illustrer des reportages à la télévision, ou utilisée comme illustration de spots publicitaires radio ou télé.

5 commentaires sur “Ennio Morricone

  1. Le clan des siciliens, comme tous les films de Verneuil, ne se distingue pas par la finesse, ni par la créativité des plans ou montages.
    Reste que ce trio d’acteurs apporte au film un poids réel, bien qu’ils soient employés de manière caricaturale chacun.
    Mais après tout, Bogart caricaturant le flic ou le privé impassible flirte avec le génie.

    Ce qui rend le film particulier, c’est la BO. Un des plus beaux travail de Morricone à mon avis.
    Enlevez la musique, le film perdra beaucoup de sa qualité.
    La musique de Morricone vient sublimer les images médiocres ; elle est aussi importante à l’oeuvre que la musique de Hermann dans Psychose.

  2. C’est aussi le cas de Peur sur la Ville, film assez médiocre avec Belmondo et (l’excellent) Charles Denner, sauvé par la bande originale fantastique de Morricone.

  3. le plus grand créateur musical du siècle dernier dans la musique de film. Un homme prolifique et avec très peu de déchet dans sa production.

    Voici un lien qui vous permettra de mieux apprécier le travail de ce génial compositeur.

  4. Oltre alle colonne sonore per i spaghetti western di Sergio Leone – quelle per le quali è più famoso – più che certe trascurabili (Le Clan des Siciliens, Il Federale, I Motorizzati, il Mio nome è Nessuno , The Odd Couple II e Un Difetto di famiglia) potevi ricordare quelle che ha composto per film di ben diverso valore quali Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto di Elio Petri, Sacco e Vanzetti di Giuliano Montaldo, Allonsanfàn e Il prato dei fratelli Taviani, Ogro di Gillo Pontecorvo, La luna e La tragedia di un uomo ridicolo di Bernardo Bertolucci, Uomini e no di Valentino Orsini, Un sacco bello di Carlo Verdone, La chiave di Tinto Brass, C’era una volta in America di Sergio Leone, Frantic di Roman Polanski, Una pura formalità di Giuseppe Tornatore, Wolf di Mike Nichols, Sostiene Pereira di Roberto Faenza, Lolita di Adrian Lyne e Inversione di marcia di Oliver Stone. Ma la cosa più importante è che, dopo cinque candidature all’Oscar (per I giorni del cielo di Terrence Malick, The Mission di Roland Joffé, Gli intoccabili di Brian De Palma, Bugsy di Barry Levinson e Malena di Giuseppe Tornatore), Morricone ha vinto l’Oscar alla carriera nel 2007.

  5. un article de Xavier sur Ennio Morricone

    Voici un petit aperçu des quasi 500 musiques de films que le maestro a composées. C’est lui qui a donné au western italien son identité musicale, alors que Sergio Leone (un ami d’école, d’Ennio Morricone) lui a donné son style visuel. En 2007 il reçoit des mains de Clint Eastwood un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Jamais et c’est une des injustices de ce bas monde, il n’a reçu cette statuette pour une de ses œuvres.
    Grâce à ses mélodies, il a sauvé bien des films qui seraient tombés dans l’oubli comme par exemple La califfa (1971) qui bénéficie d’un score splendide avec la voix magnifique de la soprano Edda Dell’Orso, alors que la réalisation n’est pas à la hauteur.

    suite…

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