Vincere


Vincere (2009) Allociné

Réalisateur: Marco Bellochio

Avec Filippo Timi dans le rôle de Mussolini

Synopsis: Ce film décrit la vie d’Ida Dalser et Benito Albino Dalser, l’amante et l’enfant illégitime de Benito Mussolini. Mussolini fait sa première rencontre avec Ida Dalser en 1907 à Trente, alors partie de l’Empire austro-hongrois. Quelques années, plus tard au début de l’année 1914, alors qu’elle a ouvert un salon d’esthéticienne dans cette ville, elle le retrouve haranguant les foules comme dirigeant du parti socialiste local prônant des positions pacifistes dans le conflit en germe. Fasciné par l’intensité du personnage, elle se jette dans ses bras et décide de tout lui sacrifier pour permettre de satisfaire son ambition personnelle. Elle vend tous ses biens et lui remet l’argent afin que celui-ci, alors directeur de la publication renvoyé du journal socialiste Avanti!, puisse fonder en 1914 son propre journal, Il Popolo d’Italia, et appeler contre toute attente, avec le soutien financier de la France et de l’Angleterre, à l’entrée de l’Italie dans le premier conflit mondial aux côtés de l’Entente cordiale. Le 11 novembre 1915 naît Benito Albino, fruit de leur union, mais Mussolini, envoyé sur le front puis démobilisé car blessé lors d’un exercice par l’explosion d’un mortier, se marie civilement avec sa compagne officielle Rachele Guidi dont il aura plusieurs enfants. Il renie alors Ida Dalser et leur fils, cherchant par tous les moyens à taire la vérité.

Lors de sa montée au pouvoir, dont Il Popolo d’Italia est le fer de lance de sa propagande fasciste, il fait interner Ida Dalser qui clame être sa première épouse et la mère de son fils aîné. Elle prétend avoir des preuves matérielles de leur union religieuse, affirmant que les registres de l’église ont été détruits. Elle est placée dans un hôpital psychiatrique à Pergine Valsugana puis à Venise, sans jamais pouvoir revoir son fils. Ida Dalser finira par mourir d’une attaque cérébrale en 1937. Benito Albino est confié un temps à la charge d’oncles et tantes, avant de se voir enlevé et mis en pension religieuse à l’âge de 12 ans pour son éducation, dans le secret le plus total et à l’isolement de ses petits camarades. Élevé dans une école de la marine, il exige également d’être reconnu comme le fils de son père naturel. Il finira par être lui aussi interné dans un asile où il décède le 26 août 1942.

Note: 6.5 /10

Dans le cadre de la rétrospective de Marco Bellochio à la cinémathèque québécoise à Montréal du 7 au 29 mai 2010, j’ai visionné ce drame historique.

Les passages qui m’ont le plus intéressé ce sont les quelques archives et l’extrait d’un film de Charlot. Ces archives ou l’ont voit ce Mussolini parler sont assez cocasses avec ces effets de yeux ronds et d’intonation comme un acteur de théâtre qui sur-joue.

Le réalisateur met un accent particulier sur l’esthétique avec plusieurs scènes de corps nu entrelacés, la photographie ou des effets de fumée. Avec la dimension politique et historique du sujet traité, personnellement je m’en moque un peu de ces considérations artistiques comme d’ailleurs des sauteries de Mussolini. En attendant, on découvre comment la raison d’état peut détruire à des gens qui s’opposent. Il va faire interner sa maîtresse dans un asile psychiatrique. Le générique de fin est a ce titre assez ironique avec la fin tragique de tous ces personnages dont il Duce et la juxtaposition du mot Vincere. Vincere qui est le mot d’un discours de Mussolini avant d’entrer dans la 2e guerre mondiale. Toujours est il que j’ai passé certains « longueurs » avec une durée de 120 min.

Sinon au delà de ce film, c’est assez intéressant cette biographie de Mussolini qui passe du socialisme pacifiste à la dictature belligérante avec un esprit d’opportunisme qu’on pourrait résumer par Vaincre par tous les moyens. Pauvre Italie qui a maintenant un autre clown avec Silvio Berlusconni qui se veut aussi l’image officielle de la réussite. D’ailleurs je pense que ce parallèle devait être present dans la pensée des auteurs du film et une des motivations de raconter ce drame du passé.

Un film à voir sur grand écran pour mieux apprécier sa qualité photographique et  le jeu des lumières. Il sera diffusé le vendredi 7 mai à 20h30 dans la salle Jutra (cinémathèque québécoise) à Montréal avec une présentation de Jean A. Gili Délégué général du festival Annecy Cinéma italien.

  • 2009 : Présentation en compétition officielle lors du Festival de Cannes

2 commentaires sur “Vincere

  1. Pesantissimo Marco Bellocchio: non lo posso sopportare sin dai tempi dei Pugni in tasca, uno dei registi italiani più sopravvalutati di sempre… Strano che tu lo sia andato a citare dandogli una buona valutazione: e sì che non ami pur fondamentali film del cinema italiano quali quelli neorealisti, quelli politici di Rosi, la commedia storica alla Luigi Magni o quella più seria legata per esempio agli anni di piombo come Un borghese piccolo piccolo di Monicelli, sostenendo che al posto di quelli è meglio un documentario o un libro di storia…

  2. Je n’ai pas beaucoup aimé ce film avec son acteur principal et j’ai hésité longtemps entre 6 et 7 pour ma note finale. Les archives de Mussolini et certaines scenes meritent le visionnement de ce film à grand spectacle et aussi pour le sujet politico-historique avec le parallèle possible avec Berlusconi. Le générique de fin est assez ironique.

    Ca reste aussi un bon sujet de débat et j’en parle également pour cette raison même si je n’ai pas détaillé la thematique du film.

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s