Se permettete parliamo di donne


Se permettete parliamo di donne (1964 ) Film.TV.it
VF: Parlons femme

Réalisateur: Ettore Scola

Scénaristes: Ettore Scola et Ruggero Maccari
compositeur: Armando Trovajoli

Acteurs: Vittorio Gassman (dans 9 rôles),
Sylva Koscina, Gigi Proietti, Giovanna Ralli, Walter Chiari

Synopsis: comédie composée de 9 épisodes :
un cavalier mystérieux fait escale dans une ferme isolée, un dandy urbain se fait passer pour un mari modèle, un prisonnier naïf se voit accorder une permission grâce aux stratagèmes de sa femme, un fils à maman pleutre est chargé de défendre l’honneur de sa sœur… neuf sketches, ou autant de manières de rire des obstacles qu’hommes et femmes se plaisent à dresser entre eux.

note: 8.5 /10

Je vous conseille la Version Originale car Gassman est doublé dans la Version Française. De plus la version italienne est plus longue avec un épisode supplémentaire.

Voici quelques  extraits (légèrement modifiés) d’un article de Cosmo Vitelli :

Le script de Parlons Femmes fut rédigé par deux anciens journalistes au fameux hebdomadaire humoristique Marc’Aurelio : Ettore Scola et Ruggero Maccari. Sous la houlette de Vito De Bellis, de futurs grands noms du cinéma italien laissèrent, en effet, une signature indélébile dans ce journal décapant (outre les textes de Scola et de Maccari, le lecteur pouvait admirer les caricatures d’un certain Federico Fellini). Plus que n’importe où, l’écriture du scénario, telle qu’elle se développe dans l’Italie de l’après-guerre, reste un exercice collectif .  Fréquemment reconductible de films en films (Scola & Maccari, Age & Scarpelli, etc.) les équipes de scénariste ne sont pas pour autant closes sur elles-mêmes (les deux duos de scénaristes cités précédemment se muèrent, par exemple, en quatuor pour écrire Les Monstres de Dino Risi). Cette dynamique de groupe, fondée sur l’émulation et le dialogue, donna naissance à des œuvres de création originale car, contrairement à leurs collègues américains ou français, les scénaristes de la comédie italienne partaient rarement d’un texte préexistant – nouvelle, roman, pièce de théâtre, etc.- pour élaborer leurs histoires.

Dans Parlons Femmes, Vittorio Gassman tient huit rôles différents (9 rôles dans la VO).  Cette performance d’acteur relève également d’une idée forte de scénariste. Finalement, c’est un peu comme si derrière les masques du séducteur, du fanfaron du dimanche, du rustre (autant de « types » interprétés par le seul Gassman), battait le cœur d’un homme unique. De même que la Mamma, l’épouse ou la prostituée, renvoient à un archétype de la Femme. On en revient donc au philosophe Bergson : « La comédie nous présente des types généraux, mais c’est à notre avis, le seul de tous les arts qui vise au général, de sorte que lorsqu’une fois on lui a assigné ce but, on a dit ce qu’elle est… »

Ce film réalisé « Avec six bouts de ficelle et huit lires, d’une vulgarité féroce mais très divertissante » dixit Gassman, doit donc beaucoup à son interprète principal.

Par une mise en abîme assez subtile, Scola se paye même le luxe de surfer sur la vague du Fanfaron (VO: Il Sorpasso) . Le cinéaste confia à maintes reprises sa frustration de n’avoir pu réaliser le script qu’il co-signa pour Risi en 1962. Qu’à cela ne tienne, par un ensemble de rimes visuelles et sonores (le fameux klaxon du véhicule de Gassman), il construit un sketch esthétiquement proche de l’œuvre originelle (une longue balade dans les rues de Rome, puis à la campagne, en compagnie d’un chauffeur fanfaronnant).

Épisode 2 avec Gassman

Episode 7 avec Gassman

3 commentaires sur “Se permettete parliamo di donne

  1. Mediocre commediola a episodi al servizio dell’istronismo mattatoriale di Gassman: Scola, al suo esordio nella regia, si è messo sulla scia del capolavoro di Dino Risi I mostri (di cui era stato sceneggiatore), non raggiungendo certo tale livello; dalla fine degli anni Sessanta inizierà a girare buone commedie (Riusciranno i nostri eroi a ritrovare l’amico misteriosamente scomparso in Africa?, Dramma della gelosia), e a metà degli anni Settanta i suoi capolavori (C’eravamo tanto amati, Una giornata particolare).

  2. Très inégal mais divertissant malgré tout, en partie grâce à Vittorio Gassman une fois de plus excellent dans un rôle multiple. Les meilleurs sketches sont incontestablement les deux derniers avec Eleonora Rossi Drago en prostituée de luxe et celui avec la sublime Sylva Koscina !

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