Il cammino della speranza


Il cammino della speranza (1950)

VF: Le Chemin de l’Espérance

réalisateur: Pietro Germi

scénaristes: Fellini, Pietro Germi, Tullio Pinelli
d’aprèsun roman de Nino Di Maria « Cuori negli abissi »

Acteurs :
Raf Vallone … Saro Cammarata
Elena Varzi … Barbara Spadaro

Synopsis: Un groupe de mineurs siciliens en chômage payent un inconnu qui leur a promis de les faire passer en France où ils trouveront du travail. Mais en cours de route, l’inconnu les abandonne, eux et leur famille, en emportant l’argent. Sans papier ni argent, ils errent et tombent au milieu de grévistes qui les obligent à cesser le petit travail qu’ils avaient enfin trouvé. Les uns repartent vers la Sicile, les autres arrivent à passer la frontière où les gardes bienveillants les laissent faire car ils sont sur le « chemin de l’espérance ».

note: 4 /10

Le film traite seulement du passage vers la France. Mélodrame assez ringard et démodé. Pas grand intérêt de nos jours. Je vous cite un extrait d’article que j’ai trouve sur internet :

Pietro Germi accorde une grande importante à ce film pour ce qui concerne la première partie de sa carrière, au même titre qu’ «Au nom de la loi» 1949) et «Le disque rouge» (1955). Il reconnaît avoir ressenti une certaine fierté et un éprouvé grand plaisir à le réaliser. 😆

Après la sortie du film, «Vitti’na crozza», chant traditionnel sicilien, fut pressé sur vinyle pour la toute première fois et eut un grand succès populaire, avant d’être repris par des artistes de la chanson pendant plusieurs décennies.

Le scénariste Federico Fellini travaillait à l’époque avec Pietro Germi pour le compte de la prestigieuse maison de production Lux film. L’année précédente, ils avaient déjà tourné ensemble «Au nom de la loi», évoquant la Sicile et la mafia.

«Le chemin de l’espérance» débouche sur un dénouement heureux, accompagné par la voix “off” de Pietro Germi. Fellini, qui était en désaccord total avec cette fin, eut une discussion houleuse avec le réalisateur. D’après son scénario, le film devait se terminer plus dramatiquement, les immigrés clandestins étant reconduits chez eux.

Pietro Germi s’explique : « Le final était naïf ? Il était trop irréel ? Peut-être, mais je le referais tel quel. Je me suis presque disputé avec Fellini parce que lui aussi me reprochait le sentimentalisme du final. Nous somme restés chacun avec sa propre idée. Ce n’est pas que je ne me rendais pas compte de l’improbabilité de ces gardiens de frontière qui, dans un élan de bon cœur effaçaient toutes les frontières. Mais c’était, comment dire, un souhait, l’expression d’une espérance, et ce n’est pas par hasard que l’espérance se trouve dans le titre du film. Quelque chose enfin qui concluait de juste façon la longue émotion du film ».

Le désaccord entre les deux hommes ne les empêchera pas de collaborer à nouveau ensemble dans «La città si difende / Traquée dans la ville» (1951) et «Il brigante di Tacca del Lupo / La tanière des brigands» (1952) qui sera le tout dernier travail de Federico Fellini en tant que scénariste avant de se lancer dans la réalisation du film «I vitelloni / Les inutiles» (1953).

Dans «Le chemin de l’espérance», les personnages qu’interprètent Elena Varzi et Raf Vallone tombent amoureux l’un de l’autre. Pour l’anecdote, l’amour entre les deux comédiens était réel. Ils ont véritablement fait connaissance sur le plateau et se sont mariés à la fin du tournage. Elena Varzi avait été choisie au dernier moment pour remplacer l’actrice principale qui ne convenait pas aux yeux du réalisateur. Depuis lors, leurs parcours sentimental et professionnel les a rendus inséparables. Ils ont tourné ensemble sept films, de 1950 à 1954, dont «Cristo proibito / le Christ interdit» (1951), l’unique film du très controversé Curzio Malaparte, «Gli eroi della domenica» (1952) de Mario Camerini et «Roma ore 11 / Onze heures sonnaient» (1952) de Giuseppe de Santis. Puis, avec la naissance des enfants, Elena Varzi préféra abandonner le cinéma pour se consacrer entièrement à sa famille. En 1999, elle suivra une dernière fois son mari pour tourner dans le film français «Toni», sous la direction de Philomène Esposito.

Le film remporta l’Ours d’argent du festival de Berlin et le prix « SelznickGolden Laurel » en 1951. Des coupes ont été effectuées par la censure sur les passages concernant la force publique, une police jugée trop violente et donc mal représentée à l’écran.

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