L’immorale


L’immorale (1967) critiqua in italiano
VF: Beaucoup trop pour un seul homme

réalisateur: Pietro Germi
scenaristes: Alfredo Giannetti, Tullio Pinelli, Carlo Bernari, Pietro Germi

Avec Ugo Tognazzi … Sergio Masini
Stefania Sandrelli … Marisa Malagugini
Renée Longarini … Giulia Masini
Maria Carmassi… Adele Baistrocchi

histoire complète: Le violoniste Sergio Masini fait les cent pas dans les couloirs de la maternité où Marisa s’apprête à lui donner un fils. Il s’échappe une heure afin d’accompagner à la gare sa femme Giulia et ses deux filles, Luisa et Mita, qui partent en vacances à la mer. Tandis que le train s’éloigne, Sergio téléphone aussitôt à sa maîtresse Adèle, en villégiature dans une autre station balnéaire avec ses deux fils, Nini et Bruno. Stressé par cette vie privée un peu complexe à gérer, Sergio se rend à l’église afin de se confier à Don Michele, le curé de sa paroisse. Il lui dévoile un à un les secrets de sa vie de  » trigame ».

C’est en Toscane, lors d’une tournée avec un quatuor à cordes, qu’il a rencontré la jeune Marisa, dont il attend à présent un fils. Elle s’est donnée à lui dans les foins et ils se sont séparés sur une vague promesse de se revoir à Rome. Une nuit, le téléphone a sonné chez Sergio. C’était Marisa. Sergio est parti aussitôt la chercher à la gare, l’a installée dans une pension et l’a fait embaucher comme harpiste dans son orchestre. Auparavant, alors qu’il était le chef d’orchestre d’une troupe en tournée, il a rencontré Adèle. Elle était cantatrice et, un soir où elle avait dû affronter un public difficile, Sergio l’a tout naturellement consolée. Dix ans plus tard, la relation adultère se poursuit et a donné vie à deux garçons de neuf et sept ans. Quant à Giulia, l’épouse légitime, elle est pour Sergio une femme parfaite, tendre et attentionnée. Après dix-huit ans de mariage, le temps n’a pas émoussé leur amour. Sergio s’occupe consciencieusement de chacune de ses familles, attentif à n’en léser aucune, louvoyant entre fêtes et anniversaires, s’efforçant de mémoriser les dates de naissance et les tailles respectives de chacun. Pour subvenir aux besoins de ces huit bouches, il accepte tous les boulots : violoniste dans un orchestre le jour, et pianiste de bar la nuit. Le problème de la répartition équitable des repas n’est pas simple : faute de pouvoir dire à l’une de ses compagnes  » j’ai déjà mangé « , il lui arrive d’enchaîner deux repas. Jalouse et intolérante, Marisa voudrait Sergio pour elle toute seule. Le curé, troublé par le récit de Sergio, lui conseille de rompre avec ses maîtresses et de se consacrer pleinement à son épouse légitime. Mais Sergio ne peut se résoudre à choisir: il les aime toutes. Après avoir quitté le curé et accouru à la clinique où Marisa a mis au monde son enfant, il va téléphoner à ses familles. Mais, épuisé, il meurt d’un infarctus en attendant qu’on lui passe les communications. À son enterrement, toutes ses familles en grand deuil le pleurent à chaudes larmes.

note: 7 /10

Ugo Tognazzi joue tres bien, avec un jeu relativement sobre et « sincère ». Il a été nominé dans un festival américain comme meilleur premier rôle. En 1973, Ugo Tognazzi a commenté son unique expérience avec le réalisateur Germi :

«Germi è un regista che stimo e che apprezzo, ma, tenuto conto del suo carattere, ho capito che girare ii film con lui era come andare a scuola; vuole insegnarti tutto. In effetti è un grande direttore di attori e attrici non molto noti. Ma, alle prese con me, esigendo una perfetta fedeltà al testo e alle sue indicazioni, ha realizzato un film un pò antiquato; non ha assolutamente ammesso che il personaggio potesse avere delle varianti. Se Germi fosse stato più aperto rispetto al tema svolto, se mi avesse lasciato maggiore libertà, avrebbe potuto arrivare a un grande film anche se, cosi com’è, non è brutto e mi hanno complimentato per la mia interpretazione»

Un titre original alternatif du film est Il Santo (Le saint). On voit d’ailleurs sur une affiche italienne la couronne du saint sur le O du titre avec le portrait de Tognazzi a l’intérieur. Ca peut paraître paradoxal et cocasse mais si le personnage principal ment tout au long du film c’est aussi pour assurer le bonheur de trois familles. Nous sommes assez loin de la mentalité américaine qui condamnerai sans clémence ce Sergio Massini, comme le diable incarné. 😆

On peut trouver d’autres comédies italiennes sur ce thème de l’homme marié qui mène une double vie entre son épouse et sa maîtresse voir une triple vie comme ici. Je pense en particulier a la comédie Venga a prendere il caffè da noi qui m’avait davantage plu et amusé avec un Ugo Tognazzi qui séduit trois sœurs. Si l’histoire semble assez rocambolesque, il se murmure que les scenaristes se sont inspiré de la vie du réalisateur et comédien italien, Vittorio De Sica.

C’est une bonne comédie mais qui m’a laissé relativement peu de souvenirs alors que je l’ai vu il y a seulement trois ou quatre ans. On sait des le début ou presque comment cela va se terminer.

Je n’ai trouvé aucun extrait vidéo de ce film malheureusement mais si j’en trouve un plus tard, je l’ajouterai ici.

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