La Califfa


La Califfa (1970)

réalisateur et scénariste: Alberto Bevilacqua

Romy Schneider … Irene Corsini, ‘La Califfa’
Ugo Tognazzi … Annibale Doberdò, patron de l’usine
Marina Berti … Clementine Doberdò,  l’epouse
Massimo Farinelli … Giampiero Doberdò, le fils

synopsis: Des grèves secouent l’Italie. Le mari de la Califfa est tué et elle devient la Passonaria des grévistes. Elle s’oppose au patron de l’usine, Doverdo, lui-même ancien ouvrier. L’opposition se transforme en amour, du coup le conflit s’éteint par concessions réciproques.

note: 4 /10

La mise en scène et le scénario sont médiocre mais la musique de Ennio Morricone sauve ce mélodrame qui mérite le visionnement et ma critique.

Le film se veut être un drame politique et sociale, mais j’ai a plusieurs reprises souri d’un propos prétentieux et d’une mise en scène grandiloquente et maladroite du réalisateur. Ça commence avec une petite citation de Socrate qui ne signifie rien de bien intéressant sorti de son contexte. C’est dans l’ensemble plutôt grotesque et ridicule comme « les précieuses ridicules » de Molière. Alors ça pouvait faire illusion quand il est sorti ou encore aujourd’hui chez un spectateur émerveillé par les yeux et le cul de Romy Schneider, qui est nu a plusieurs reprises, ou par un jeune qui ne connaît pas grand chose a la politique, l’économie et les luttes de pouvoir. Le scénario comme la direction d’acteur sont mauvais et mérite 2/10.

L’actrice française est belle mais son jeu d’expression est plutôt réduit et mécanique. Dans ses mémoires, elle disait être perdu ainsi que d’autres acteurs qui comprenaient pas vraiment ce qu’ils faisaient.  Ugo Tognazzi s’en sort plutôt bien.  La seule émotion que j’ai eu a été quand Marina Berti, qui interprète l’épouse de Doberdo, va voir Romy qui interprète ‘La Califfa’ et maîtresse. Pour une fois la scène sonne assez juste et sincère même si le dialogue conserve les maladresses pompeuses de son auteur Bevilacqua. Le langage du corps de ces deux interprètes féminins effacent les maladresses du dialogue et on obtient une des rares bonne scène du film.

Il est disponible en DVD mais je ne vous conseille pas l’achat a moins d’être un fan de Romy Schneider.

7 commentaires sur “La Califfa

  1. Effectivement la musique de Ennio Morricone fait partie de ses plus belles compositions, avec des envolées lyriques incroyables soulignées par le clavecin, la voix sublime d’Edda dell’Orso et les magnifiques choeurs de I Cantori Moderni. Quant au film intrinsèquement c’est une belle catastrophe. Alberto Bevilacqua n’est pas du tout à la hauteur.

  2. « Ce film est une curiosité, pas vraiment convaincante mais qui peut par instants séduire. »

    Oui par instants, je suis bien d’accord, quand on voit les jolis fesses de Romy. 😆

    4/10 c’est pas si mauvais comme note. C’est quand même dommage avec ces deux acteurs, cette musique et les thèmes politiques et sociales du film.

  3. Que de fautes Xavier! Corrigez votre orthographe s’il vous plaît! Cela nuit à votre propos, si intéressant au demeurant! Merci d’être plus rigoureux!

  4. Bonjour William,
    C’est moi et non Xavier qui ait écrit cet article. Le nom de l’auteur est indiqué en dessous du titre et a droite de la date de publication. C’est exact que ma rigueur se concentre davantage sur l’exactitude du propos que sur l’orthographe française. Pour l’absence parfois d’accent, j’ai un clavier US sans accent et c’est moins facile pour les ajouter. Je viens de corriger.

    Merci pour votre compliment au sujet de mon propos si intéressant. 🙂

  5. Je confirme que l’auteur est Paul. Par contre je reviens sur ce que j’ai dit plus haut (à propos de la musique de Ennio Morricone) comme quoi le film était une belle catastrophe :
    ERREUR!
    Après un second visionnage cet été, je me ravise et dit que le film n’est pas si mauvais que cela. Même si ce n’est pas une réussite complète, Alberto Bevilacqua parvient à mettre le doigt (et sa caméra) sur les tensions des années de plombs en Italie. Et c »est déjà pas mal.
    Alors certes il y a de-ci de-là des scènes mal maîtrisées, des naïvetés formelles, et de la poésie forcenée (Alberto Bevilacqua est avant tout poète) qui passe mal au cinéma, mais j’ai quand même trouvé l’ensemble correct.

    Le postulat de départ est invariable : La musique de Ennio Morricone est absolument géniale (une de ses 10 plus belles compositions) et rehausse la tenue du film.

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