Mafioso


Mafioso (1962)
VF: L’Homme de la Mafia

réalisateur: Aberto Lattuada
scénaristes: Rafael Azcona, Marco Ferreri, Age & Scarpelli et d’apres l’histoire de Bruno Caruso
musique: Piero Piccioni

AVEC : Alberto Sordi, Norma Bengeli, Gabriella Conti, Ugo Attanasio, Cinzia Bruno, Carmelo Oliviero, Francesco Lo Briglio, Armando Tine…

SYNOPSIS : Milan années 1960, Nino Badalamenti travaille dans une usine, il veille à la productivité des ouvriers. Ses résultats sont très bons. Il est sur le point de partir en vacances dans son village natal et sicilien. Il a signé sa feuille de congés, s’apprète à partir quand le directeur de l’usine un italo-américain d’origine sicilienne lui demande de remettre un paquet à Don Vincenzo dès qu’il arrivera à Calamo. Nino Badalamenti promet de se charger de cette commission il connaît très bien Don Vincenzo le bienfaiteur de Calamo. Nino rentre chez lui et amène sa femme Marta, une blonde lombarde et ses deux petites filles prendre le train. Arrivés à Calamo, pour Marta c’est le choc des civilisations elle arrive dans un pays sérieusement en retard sur le plan économique, et la première chose qu’elle voit c’est une veillée mortuaire. L’homme est décédé d’un coup de fusil. Marta est aussi assez mal acceptée par la belle famille. Enfin après un repas gargantuesque, la petite famille se rend chez Don Vincenzo non sans avoir fait le tour de Calamo pris des nouvelles des anciens amis et avoir montré la petite famille au village…

note: 9 /10

CRITIQUE : Le plus grand film de Alberto Lattuada. Le réalisateur n’est pas encore dans les récits où post-adolescence et érotisme seront les principaux moteurs de sa créativité. Merci aux ineffables Age & Scarpelli grandissimes auteurs de comédie à l’italienne qui ici exultent dans une féroce satire contre les mœurs siciliennes et font briller le genre.  A noter aussi la présence à l’écriture de Marco Ferrerri et Rafael Azcona.
La Sicile des années 1960 est décrite comme un pays encore plongé dans un XIXème siècle sans la moindre industrie à part celle du crime organisé. Le pays est hanté par ses morts, jusqu’aux plaques sur les maisons qui honorent les défunts. Et pas tous de mort naturelle. La Sicile est tenue de main de fer par des individus qui sous des aspects extérieurs bonhomme et profondément religieux s’avèrent être des êtres sans foi ni loi qui ne connaissent que l’intimidation et la lupara (le fusil de chasse). L’île rêve d’émancipation socio-économique, mais elle se noie dans un marasme qu’une mentalité clanique et sanguinaire maintien la tête dans l’eau. Résultat : Les hommes assis (les chômeurs) sont légions, alors que l’Italie du nord connaît un boum économique et industriel sans précédent.
Cette comédie est un des films où l’on discerne le mieux l’emprise de la mafia sur le pays. En une scène les relations de la mafia avec l’Eglise catholique et le pouvoir  par intermédiaires de politiques locaux sont magnifiquement dépeintes. De même ce que le public découvrait avec « la pizza connexion » à la fin des années 1970 (c’est à dire une relation de fait entre mafia sicilienne et mafia italo-américaine), était déjà bel et bien comprise par les scénaristes.
Ces derniers montrent aussi comment des caciques violents se font passer pour des bienfaiteurs et achètent ainsi une loyauté et un silence qu’un jour où l’autre on finit par payer cher en rendant service au Don. C’est le cas de Nino Badalamenti qui sera amené à commettre la pire des choses qui soit pour satisfaire les besoins de puissance du chef mafieu local.
Mais le clou du spectacle ce sont les acteurs. tous extraordinaires au premier rang desquels le grandissime Alberto Sordi. Sa performance de sicilien qui a une vie rangée à Milan, et qui lors de vacances qui se devaient être idylliques finit dans le crime d’honneur, est hors-normes. L’acteur nous livre un de ses meilleurs rôles.
Norma Bengeli qui joue la femme Lombarde (du nord) de Nino est aussi superbe. Son incompréhension de la vie sicilienne, de ses gens aux silences assourdissants plus éloquents que les paroles pourtant proférées à satiété, de ses gens auxquels le respect ressemble à de la soumission, tout cela l’actrice le fait parfaitement ressentir.
Piero Piccioni signe une belle musique qui sous un air de générique enjoué dans son rythme, dans sa mélodie sous entend le drame.
Belle gageure que de faire rire en ayant pour sujet principal un des thèmes les plus sanglants et immoraux qui soit: la mafia

LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Le bras droit de Don Vincenzo après avoir offert sur le marché una coppola (casquette sicilienne) à Nino Badalamenti l’invite en souvenir du bon temps où il était un picciotto (un soldat de la mafia) à venir au stand de la fête foraine pour tirer au pistolet sur les pipes.

Extrait VO de 4 min avec Sordi.

L’ANECDOTE : Les auteurs se sont inspirés du personnage réel de Calogero Vizzini capo de la mafia reconnu outre atlantique comme tel.

10 commentaires sur “Mafioso

  1. Lui ha diretto soprattutto film di derivazione letteraria (Giacomo l’idealista da De Marchi, La freccia nel fianco da Zuccoli, Il delitto di Giovanni Episcopo da D’Annunzio, Il mulino del Po da Bacchelli, Il cappotto da Gogol, La lupa da Verga, La tempesta da Psukin, Lettere di una novizia da Piovene, La steppa da Cechov, La mandragola da Machiavelli, Don Giovanni in Sicilia da Brancati, Venga a prendere il caffè da noi da Chiara, Cuore di cane da Bulgakov), ma anche di tipo neorealista (Il bandito, Senza pietà), intimista-psicologico (Luci del varietà con Fellini, Scuola elementare, Guendalina, Dolci inganni) oppure polemico e di costume (La spiaggia, Mafioso, Fräulein Doktor, Sono stato io!, Le farò da padre, Oh, Serafina!, Così come sei, La cicala, Una spina nel cuore), nonché lo sceneggiato Cristoforo Colombo e la miniserie Due fratelli per la televisione: hai visto per caso qualcun’altro di questi titoli?

  2. In più dei 3 filmi su CI, ho visto Luci del varietà (1950) co-regia di Federico Fellini e mi pare Bianco, rosso e… (1972) con Sophia Loren e Andriano Celentano

  3. Quest’ultimo non è granché, mentre Luci del varietà è un gioiello sul mondo dell’avanspettacolo, che fornirà più di qualche spunto ad Alberto Sordi per Polvere di stelle: e tu invece che ne pensi di questi due film? Comunque ti consiglio caldamente di recuperarti anche gli altri…

  4. Bianco, rosso e … si una commedia leggere ma abbastanza simpatica per vederla una volta. Luci del varietà e un « gioiello » che ho visto per vedere Peppino. Qualche volte un po noioso la storia come ti piace a te. 😉
    Se vuoi scrivere una critica in italiano, la pubblicherò su CI anche se no condivido la tua opinione.

  5. Magari a Luci del varietà hai preferito Polvere di stelle, che peraltro io reputo il miglior film di Sordi regista…
    E degli altri che ha fatto come autore (cito, tra questi, Fumo di Londra, Amore mio aiutami, Il comune senso del pudore, Io e Caterina, Il tassinaro, Tutti dentro, Assolto per aver commesso il fatto, Nestore – L’ultima corsa, Incontri proibiti) che ne pensi? Secondo me qualcuno degli anni ’60 e ’70 è anche discreto – soprattutto per merito della sua bravura d’attore – ma gli altri sono davvero mediocri.

  6. Si sono d’accordo con te, Sordi non e un grande regista. Il tassinaro ha due personalità di prestigi: il regista Fellini e il capo mafioso Giulio Andreotti (sette volte Presidente del Consiglio – politico della Democratica Cristiana).

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