Django Unchained


Django UnchainedDjango Unchained (2012, 165 min)

réalisateur et scénariste: Quentin Tarantino

Avec  Jamie Foxx … Django
Christoph Waltz … Dr. King Schultz
Leonardo DiCaprio … Calvin Candie
Kerry Washington … Broomhilda von Schaft
Samuel L. Jackson … Stephen

synopsis: Deux ans avant la Guerre de Sécession (1860), dans le sud des États-Unis, un ancien dentiste devenu chasseur de primes, le Dr Schultz, libère un esclave noir nommé Django afin de pourchasser et d’abattre trois frères recherchés par les autorités. Sous les conseils du docteur, Django devient un habile chasseur de primes. Déterminés à retrouver la femme de Django Broomhilda, les deux acolytes découvrent qu’elle est maintenant au service de Calvin Candie, riche propriétaire d’une plantation et organisateur de combats entre esclaves. Ils se rendent sur son domaine afin de négocier l’achat d’un combattant, mais surtout de réunir Django et sa femme.

note: 8 /10

Le spectateur en prend plein la vue avec un traitement photo et effet spéciaux impressionnant lors des scènes d’actions riche en projection de sang. Ça n’étonnera pas les cinéphiles qui connaissent l’œuvre de Tarentino. Mais au delà de ce déferlement de coup de feu, de sang et d’adrénaline ce western est bien particulier pour sa forme et son contenu.

1. la forme d’un western spaghetti

D’une part avec son humour satirique et les musiques d’Ennio Moricone, on peut l’assimiler a un western spaghetti violent. Ca semble aussi un certain hommage de ce réalisateur italo-américain avec les western de Sergio Leone dont il adore en particulier la scène finale du duel dans Le bon, la brute et le truand. C’est un peu son fond de commerce ces clin d’oeil a d’autres films. Je me souviens de son début de carrière (Reservoir Dogs) et les critiques positives en partie pour cela. Si le film est réussi peu m’importe si c’est son idée originale ou pas. Et puis j’adore Christopher Waltz qui est formidable comme il l’était dans Carnage, la comedie dramatique de Roman Polanski.

2. le propos politique et social digne d’une comédie satirique italienne

C’est assez rare un western avec en thème de fond principal l’esclavage. Le comedie italienne avait un propos de critique sociale et politique derrière ces plaisanteries et son humour caustique. On est d’abord époustouflé par le spectacle mais ensuite quand on regarde la politique américaine on ne peut s’empêcher de penser a un message politique +- sous-jacent.

obama django unchainedCe qui frappe c’est ce chasseur de prime qui a le droit de tuer des hors la loi et SANS aucune sommation!

obama django unchainedOn se rappelle pour la guerre d’Irak que Bush Junior avait offert une grosse prime d’argent « Dead or Alive » pour le président irakien Sadam Hussein. On a connu ensuite la torture dans le Camp de Guantanamo et puis par la suite son « successeur », le président noir Obama s’est arrogé le droit de tuer A LONGUE DISTANCE via des drones. (Drones : Obama s’arroge «le droit de tuer»)

L’Amérique ne «torture pas», avait déclaré à son arrivée aux affaires en 2009 le président Obama. Il avait immédiatement demandé la publication des fameux mémos juridiques de l’Administration Bush, qui justifiaient l’utilisation par la CIA de «techniques d’interrogatoire renforcées» dans sa guerre contre le terrorisme. Les pratiques de torture avaient été déclarées interdites.

Ironie de l’histoire, ce même président s’est depuis arrogé un droit de tuer, demandant à son tour à ses conseillers de rédiger une série de mémos donnant une justification juridique à ses décisions d’élimination de tel ou tel individu, au nom de la nécessité de protéger l’Amé­rique. Ces documents secrets représentent la base légale sur laquelle s’appuie l’Administration Obama pour justifier les intenses campagnes secrètes de drones qu’elle mène contre les terroristes islamistes, dans sa guerre contre al-Qaida. Ils posent notamment le cadre juridique qui a «justifié» l’assassinat ciblé du citoyen américain Anwar al-Awlaqi, un imam radicalisé connu pour ses diatribes antiaméricaines sur Internet, éliminé en septembre 2011 au Yémen par un drone parti d’une base secrète de la CIA en Arabie saoudite. Le Washington Post, qui a été le premier à révéler l’existence de cette base, soulignait jeudi qu’il reste difficile de savoir si les notes juridiques secrètes réclamées par Obama ont été rédigées avant ou après la mort d’al-Awlaqi.

Et dans le western de Tarentino, Django après avoir été libéré commence a tuer des hors la loi sans aucune sommation comme le fait son libérateur et chasseur de prime blanc, le Dr. King Schultz. Il tue même un père devant son jeune fils et il le tue A LONGUE DISTANCE comme un sniper. Le spectateur qui avait plutôt de la sympathie pour ce prisonnier noir qui s’est libéré commence a ressentir une gène.

obama liarUne gène sans doute semblable a celle de l’électeur américain qui a voté pour Obama afin de rapatrier les soldats d’Afghanistan et fermer le Camp de Guantánamo avec ses tortures de supposes terroristes et s’aperçoit que la réalité n’est pas très reluisante et en accord avec les promesses électorales du candidat démocrate noir.

Obama est un beau parleur mais les américains commencent a le traiter de menteur comme on le dit d’un arracheur de dent. Or le sauveur de Django est un dentiste reconverti en chasseur de prime.

Mon interprétation politique est assez personnelle et je ne sais pas si Tarentino a eu la même idée.

Voila je ne vais pas m’étaler davantage car vous trouverez des dizaines de critiques de ce nouveau film avec une riche distribution d’acteur et une large équipe technique.

A noter la très bonne prestation de DiCaprio en riche propriétaire esclavagiste qui est assimilable a un monstre et souriant le plus souvent.

Bande annonce VO (HD)

Bande annonce VF

4 commentaires sur “Django Unchained

  1. Oui je suis d’accord et partagez-vous mon analyse politique du film ?
    En attendant mes félicitations pour votre site très réussi que je ne connaissais pas. 🙂

  2. il s’en fout complètement de l’esclavage, le père tarantino. Penser qu’il a réfléchi à la question pour son film, c’est lui accorder beaucoup d’intelligence.
    Or, je ne crois pas qu’il soit très très subtil.
    C’est un sale môme qui fait des films comme Toto raconte des blagues.
    En plus ses musiques ne « rappellent » pas Ennio Morricone. CE SONT des musiques d’E.Morricone. Comme , par exemple, ici,la musique pour « Sierra Torride » de Don Siegel qu’il a reprise.

  3. Ok, il n’est pas très subtil mais il est assez intelligent pour écrire un scénario qui se tienne, bien diriger des dizaines acteurs et gérer une impressionnante équipe technique. De plus il doit suivre l’actualité politique américaine et même si tout n’est pas conscient je pense qu’il a réussi a recréer volontairement (ou involontairement) un léger malaise chez certains spectateurs face a ce « justicier » émancipé Django un peu comparable a la gène des gens qui ont cru aux promesses (non tenu) du président noir Obama, en particulier pour le Camp de Guantánamo ou par rapport a « son droit de tuer » a longue distance via des drones.
    S’il s’en fout de l’esclavage alors pourquoi a t’il choisi ce thème ? Un prétexte pour mettre en scène un noir? Et pourquoi? Je pense vraiment qu’il a voulu passer un message politique même s’il est pas subtil.

    Pour la musique, j’avais cherche une référence a Ennio Morricone dans la distribution et je ne l’avais pas trouve a ma surprise. Je n’avais pas pense qu’il est réutilisé des musiques d’ancien film. Merci pour la précision.

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