Paulette


paulette-2012Paulette (2012)

réalisateur: Jerôme Enrico
scénaristes: Jerôme Enrico, Laurie Aubanel, Bianca Olsen, Cyril Rambour
compositeur: Michel Ochowiak

AVEC Bernadette Lafont, Carmen Maura, Dominique Lavanant, Françoise Bertin, André Penvern, Axelle Laffont, Mathias Melloul, Lionel Astier, Pascal N’Zonzi, Philippe du Janerand…

Synopsis: Paulette est aigrie. La voici à vivre dans une cité avec une retraite ridicule. Son mari est mort de cirrhose, et le commerce qu’ils avaient et qui périclitait a été vendu à des asiatiques qui en ont fait un restaurant chinois. Paulette est raciste et misanthrope, elle n’a que deux copines avec lesquelles elle joue aux cartes. En bas de son immeuble un vaste trafic de haschish prospère malgré la police dont fait partie son gendre. Paulette décide de prendre sa part de gâteau…

note: 4 /10  ( 5+ pour Paul Napoli )

Hélas! Trois fois hélas malgré trois comédiennes sympathiques dont une Bernadette Lafont excellente en mamie odieuse, le film ne décolle jamais. Il reste englué dans une mauvaise comédie qui fait parfois à peine sourire. La faute a un scénario (ils étaient pourtant 4 pour le rédiger) qui se complaît dans les clichés banlieusards. Le fait divers dont est issue l’histoire du film sombre dans le film de potaches sur la fin.

Il semble que le but était de faire un film qui rappelle les comédies à l’italienne mordantes comme Affreux, sales et méchants (Brutti, sporchi e cattivi 1976) de Ettore Scola. Mais Jerôme Enrico (flis de son père Robert) n’est pas Ettore Scola et son quatuor de scénaristes n’arrive pas à la cheville du duo terrible italien Age & Scarpelli qui savait dire des horreurs sur les italiens les plus défavorisés tout en mettant les rieurs de leur côté.

Avec « Paulette » c’est sinistre et nos zygomatiques ne sont guère sollicitées. Dommage car un film sur les retraités pauvres et qui soit une comédie reste encore à faire. Le dernier quart d’heure est un grand n’importe quoi auquel le spectateur ne s’accroche même plus et attend avec impatience le générique de fin qui le soulagera d’un tel gâchis.

La confrontation entre mamies et jeunes de banlieues (à part peut-être le passage à tabac) n’a pas une once de crédibilité. Heureusement Bernadette Lafont assure le spectacle et parvient à sauver (un peu) son personnage du naufrage de ce film. Carmen Maura et Dominique Lavanant sont tellement sacrifiées qu’elles n’ont guère le temps d’installer leur interprétation et sont juste là pour faire valoir.

La scène d’anthologie : Paulette est convoquée par le chef de tout le trafic , un certain Taras de la mafia russe. Celui-ci débarque dans la banlieue en limousine américaine et fait son business entouré de deux putes blondes et deux gardes du corps en chantant du Jo Dassin. « Zaï, zaï, zaï, zaï »!!!
Épouvantable scène qui achève de ruiner un film déjà mal en point.

Bande Annonce officielle (en français)

3 commentaires sur “Paulette

  1. Merci Xavier.
    C’est dommage, la bande annonce étant bonne, j’espérais mieux de cette comedie avant de lire ta critique.

    Le réalisateur est le fils de Gino Robert Enrico qui a réalisé en 1965 Les grandes Gueules avec Lino Ventura et Bourvil. Je parlerai bientôt de ce vieux film franco-italien.

  2. Je viens de voir cette comedie française et c’est assez bon et amusant. Bien sur on la compare pas aux meilleures comédies italiennes mais ça mérite la moyenne voir un peu plus.

    Plusieurs situations ne sont pas crédibles mais c’est un spectacle avec un humour second degré et un peu parodique. Les mitraillettes des mémés sont fausses. C’est difficile de décrire ce type d’humour qui se moque aussi des codes et des vraisemblances du genre. Je dirai que c’est un mélange des monstres de Dino Risi avec une pointe d’humour a la Mel Brooks. Plusieurs spectateurs comme Xavier ne seront pas satisfait.

    Les scènes dans le confessoir sont assez drôles avec un prête noir et une Paulette raciste. Le politiquement correct avec sa métamorphose (elle va aimer les arabes et les noirs) est un peu ennuyant mais c’était un peu prévisible dans le contexte français actuel.

    Après la critique sévère, je m’attendais a une médiocre comedie française et je découvre une comedie assez originale et cocasse.

    Ma note 5+ /10

  3. L’actrice Bernadette Lafont, qui avait été hospitalisée en début de semaine pour un malaise, est décédée à 74 ans.

    Considérée comme l’une des égéries de la Nouvelle Vague, mouvement du cinéma français de la fin des années 1950, elle a joué dans les films de François Truffaut et de Claude Chabrol.

    C’est le cinéaste François Truffaut qui lui donnera son premier rôle dans le court métrage Les mistons, en 1957. Elle s’illustrera par la suite dans Le beau Serge (1957) et Les bonnes femmes (1960) de Claude Chabrol, La fiancée du pirate de Nelly Kaplan (1969), puis dans Une belle fille comme moi (1972), de Truffaut, et La maman et la putain (1973) de Jean Eustache.

    L’effrontée, de Claude Miller, lui vaut le César de la meilleure actrice pour un second rôle en 1985. Elle reçoit un César d’honneur en 2003 pour l’ensemble de sa carrière, durant laquelle elle a joué dans plus de 100 films. En 2009, elle est faite officière de la Légion d’honneur.

    Elle devait participer au tournage du film Les vacances du petit Nicolas, dont la sortie est prévue pour 2014.

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