Tutti i santi giorni


Tutti i santi giorniTutti i santi giorni (2012 – 102min)
VF : Chaque jour que Dieu fait (2013)

realisateur: Paolo Virzi
scénaristes : Francesco Bruni, Paolo Virzì  d’après le roman La generazione de Simone Lenzi

Avec Luca Marinelli (Guido), Thony (Antonia), Micol Azzurro

synopsis: Guido et Antonia forment un couple de jeunes, lui toscan, elle sicilienne. Ils ont fait connaissance lors d’un concert d’Antonia dans une salle de Rome où ils vivent. Guido travaille comme portier de nuit et est passionné de littérature et d’histoire antique avec une préférence pour l’hagiographie ; Antonia travaille dans une société de voitures de location et parallèlement compose des chansons avec l’espoir de pouvoir les chanter en public. Guido et Antonia désirent avoir des enfants, mais devant la difficulté, ils essaient divers moyens pour y parvenir entrant en contact avec des milieux et des personnes radicalement différents. Le titre du film est issu du fait que Guido dès son retour du travail a comme habitude de réveiller Antonia en lui servant son petit déjeuner au lit et en lui racontant l’histoire du saint du jour.

note: 7 /10

Paul Virzi livre ici un peu la magie et l’ambiance de ses premiers films sans stars comme Ovosodo (1997) qui m’avaient plu avant d’être déçu par la suite de sa filmographie comme Tutta la vita davanti (2008) ou La prima cosa bella (2010). Dans le néoréalisme italien, les réalisateurs s’imposaient d’ailleurs de ne pas prendre d’acteur professionnel et c’est vrai que le film avait ainsi un aspect plus documentaire, plus réaliste et intimiste.

L’histoire est a la fois assez originale dans son contexte (réceptionniste la nuit dans un hôtel et problème de fertilité) et assez classique dans son propos de comedie romantique. Avec les milliers de films qui sont déjà sorti dans ce genre c’est difficile de faire vraiment original pour un cinephile comme moi et puis les sentiments n’évoluent pas autant. Dans La prima cosa bella, je n’avais pas vraiment apprécie ce conformisme et propos trop consensuel qui m’avait ennuyé voir agacé quand je l’avais vu.

Il y a une petite critique sociale avec les parents de la fille mais c’est assez anecdotique, on est surtout centre sur le couple au travail ou dans la vie privée comme dans une comedie romantique américaine. On y retrouve d’ailleurs la fête de voisin « avec barbecue » ici transpose avec un grand écran pour voir le match de foot. Déjà dans son film Tutta la vita davanti on sentait l’influence du cinéma américain dans le rythme, le rebondissement sanglant et ces standardistes qui parlaient de téléfilms US. C’est dommage mais via la TV et le cinéma, la culture américaine s’est infiltre en Italie.

C’est un beau film, bien interprété et bien dirigé qui a des moments magiques mais il lui manque a mon avis un peu de profondeur, de spécificité italienne, de substance pour réfléchir au delà des sentiments d’amour et d’affection du genre humain. Aucune scène vraiment drôle mais on sourit par moment.

L’acteur principal a un peu le même style intellectuel et rêveur que son acteur dans My Name is Tanino.

Comme ce film italien est sorti aussi en France récemment (sept. 2013) vous trouverez des critiques sur les sites de journaux français.

Chaque matin, il réveille sa dulcinée en lui racontant la vie du saint martyre du jour, citations latines à l’appui. Elle, ça l’amuse, même si elle n’y comprend rien. Paolo Virzì — dont on avait bien aimé Caterina va en ville, et un peu moins La Prima Cosa bella — brosse un tendre et cruel portrait de couple en forme de métaphore de son pays : Guido et Antonia, ce sont les deux faces de l’Italie contemporaine, celle d’en haut et celle d’en bas, géographiquement et socialement. Il vient d’une famille bourgeoise toscane et a fait des études classiques. Elle est sicilienne et a vite arrêté l’école pour chanter du blues. Il est aussi coincé et lâche qu’elle est délurée et vindicative. Ces deux-là ont besoin l’un de l’autre. Ils s’épaulent mais ne peuvent éviter les crises. Les deux acteurs, encore inconnus et loin des belles gueules du cinéma actuel, portent cette tragi-comédie sociale, sans prétention mais plutôt bien vue. — Anne Dessuant (Telerama)

BA en italien VO avec sous-titres en français

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s