Totò al giro d’Italia


Totò al giro d'ItaliaTotò al giro d’Italia  (1948 n/b 80 min)

realisateur:Mario Mattòli
scénaristes:Vittorio Metz, Marcello Marchesi, Steno
compositeur: Nino Rota

Avec Totò : il prof. Totò Casamandrei
Giuditta Rissone: la mère
Isa Barzizza: Doriana
Walter Chiari: Bruno, le journaliste
Carlo Ninchi: Dante Alighieri
Mario Castellani: Renato Stella, l’entraineur
Carlo Micheluzzi: Filippo, le diable

synopsis: Tout en agissant en tant que juge dans un concours de beauté, Professeur Toto tombe en amour avec un collègue du jury et demande sa femme. Pour s’en debarassars, elle met une condition à son consentement: elle se mariera avec lui que s’il gagne le Tour d’Italie. Toto, qui n’a jamais utilise un vélo, est désespérés et va vendre son âme au diable pour gagner le Giro. Le Diable lui présenter un contrat que Toto signe sans trop réfléchir. Le professeur Toto s’inscrit dans le Tour et remporte une étape après l’autre battant tout ses adversaires. Il reste seulement deux étapes, lorsque le diable apparaît et lui demande de se préparer à la transition: une clause dans le contrat stipule que, une heure après la victoire, Toto doit délivrer l’âme. Toto est a nouveau désespéré, il essaye de ne pas gagner, mais ne réussit pas.

note: 5 /10

J’aime beaucoup Totò. C’est un clown superbe, entre un Michel Serrault et un Louis de Funès, entre l’espièglerie farfelue du premier et les grimaces émouvantes du second, toujours dépensant sans compter ses efforts pour la satisfaction du spectateur, bref, avec cette noblesse majuscule des acteurs comiques.

Voir un film de Totò n’est jamais une perte de temps, même si le scénario est ordinaire, même si la réalisation laisse à désirer. Par exemple, ce « Totò al giro d’Italia » n’est pas un grand film. Ce n’est pas non plus un mauvais. L’entre-deux acceptable en somme.

L’histoire n’a rien d’extraordinaire, mêlant le mythe de Faust, les véritables vedettes de la petite Reine, les amours contrariées et des petits sketchs musicaux. L’aspect hétéroclite n’est pas aussi préjudiciable qu’on pourrait le craindre.

Au contraire, peut-être même sauve-t-il le film de l’ennui? Il apporte de la fraîcheur, une espèce de candeur et de la surprise. Les ruptures de tons sont parfois salutaires, même s’ils perturbent la continuité de la narration.

La distribution est gentillette. Totò est le maître devant ses élèves, lesquels se mettent tous à son service. Comme il se doit. Certains comédiens sont d’étonnants sujets : qui s’attendrait à voir Fausto Coppi ou Louison Bobet donner la réplique à Totò?

Alors on ne s’ennuie pas, on peut même sourire aux facéties de l’artiste, mais au final, on ne retient rien d’autre que le visage élastique et la malice populaire de Totò. A voir, rien que pour lui. Ceux qui aiment déjà le gaillard y retrouvent la richesse chromatique de ses expressions, les ruptures à la micro-seconde dans les émotions, ses influences du grand cinéma muet américain : il y a évidemment du Keaton, du Langdon, du Chaplin et du Laurel chez lui, des frères Marx aussi, c’est plus que net. Cela saute au pif. Il « les » maîtrise parfaitement, les a assimilés avec une assurance pleine de charme. J’adore Totò!

2 commentaires sur “Totò al giro d’Italia

  1. Une sympathique comedie avec Toto ou l’on retrouve 2 célèbres coureurs italiens Fausto Coppi & Gino Bartali ou le cycliste français Louison Bobet.
    Parmi les acteurs pro, on retrouve Mario Castellani qui a souvent donne la réplique a Toto.
    A noter la bonne interprétation du diable par Carlo Micheluzzi.
    5 /10

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s