Smetto quando voglio


Smetto quando voglioSmetto quando voglio (2014)
VF: J’arrête quand je veux

realisateur: Sydney Sibilia
scénaristes: Valerio Attanasio, Andrea Garello, Sydney Sibilia

AVEC Edoardo Leo, Valeria Solarino, Valerio Aprea

Synopsis: Pietro Zinni (Edoardo Léo), un brillant chercheur trentenaire en neurobiologie a développé un algorithme révolutionnaire pour la modélisation théorique de molécules organiques. Mais l’importance de la recherche n’est pas perçue par les professeurs de la commission de l’université qui lui alloue ses fonds de recherche. Ils décident de ne pas renouveler son mandat de recherche. Une fois rentré chez lui, Pietro n’a pas le courage de dire la vérité à Giulia (Valeria Solarino), son amie. Mais Pietro a une idée géniale: utiliser l’algorithme pour créer une nouvelle drogue, en exploitant une molécule qui n’est pas encore référencée par le Ministère de la Santé. Il décide de s’adresser à d’anciens chercheurs universitaires qui, comme lui, en raison de coupes budgétaires, sont contraints à occuper des emplois supplémentaires et mal payes.

note: 5 /10

Comme cette comedie de Sydney Sibilia a été un gros succès en Italie elle est sorti en salle en France avec le titre J’arrête quand je veux. Même si le scénario est original et colle a une certaine réalité économique difficile j’ai moyennement apprécié le jeu de ces jeunes acteurs italiens.

Voici une critique trouve sur le web francophone de Marianne Fernandez:

J’arrête quand je veux, c’est le carton italien – 5 millions de dollars au BO national. Soit l’histoire banale (car elle rappelle étrangement celle de la série Breaking Bad, et va jusqu’à grimer un de ses personnages en Walter White…) de quelques surdoués, universitaires frustrés par la crise qui touche tout un chacun. Ils décident, poussés par le neurobiologiste Pietro, de se lancer dans le deal. Parce que Pietro s’est enferré dans un mensonge auprès de sa compagne, ils vont produire un psychotrope aussi légal (car non encore classifié comme tel) que de première qualité. S’ensuivent argent facile, tchatche italienne et flambées habituelles, enrobés des gags de rigueur.

Une formule logique

À l’image du pitch sur lequel il repose et se donne tout entier, le film de Sydney Sibilia (un premier film, des dires du réalisateur lui-même une sorte de pot-pourri de tout ce qu’il est possible et bon de faire : « Nous avons alors fait une liste de tout ce que nous aimons au cinéma et nous l’avons concentré dans ce film. ») – ce film donc est un pur produit, marketé et calibré pour toucher les sensibilités nationales et les mettre au goût neutre et conforme du globalisé. Alberto par exemple, le chimiste en surpoids condamné à faire la plonge dans un resto chinois, se prend d’amour pour cette drogue qu’il ne cesse d’expérimenter… Ce n’est qu’un exemple de l’application du réalisateur et ses acolytes à fondre leur humour dans un moule : ce personnage grotesque est joué par un acteur plutôt bon et hors du commun qui rappelle plus qu’il ne faut l’Américain Zach Galifianakis… La liste est longue, elle enferme J’arrête quand je veux dans une formule : voir ici ce qui est censé marcher.

Malgré une certaine habileté dans l’introduction de chacun de ces personnages, intellos inadaptés et réduits au plus grotesque par une économie qui les méprise, l’humour de J’arrête quand je veux se résume à un exercice de réécriture de tant de stéréotypes de la comédie hollywoodienne. Le rire est pauvre, car il grandit sur le terreau d’une misère cool et colorée à laquelle le film ne se confronte jamais vraiment. On ne s’éternisera pas, d’ailleurs, sur un extravagant choix de musiques (dès l’ouverture du film, ponctuée par The Offspring…) qui annoncent en clignotant la cible « jeune » un peu ringarde de cette comédie et de ses gros sabots.

Comment rassembler des indices empiriques dans ce boucan ?

Pendant que l’intrigue suit son chemin balisé, de l’entrée en scène de Murène, le vrai et sérieux méchant qui n’est pas très content, à l’annonce de la grossesse de la petite amie délaissée sur le point de rompre, J’arrête quand je veux n’épargne aucun passage obligé de la comédie qui marche. Refusant de se saisir des sujets qu’il exploite – le deal par exemple n’est abordé que d’un point de vue légal, les petits boulots dans lesquels les universitaires méprisés se retrouvent ne sont matière qu’à rire avec un peu de pitié – ce premier film italien plonge quand même dans chacun d’eux, l’air de rien… se laissant aller sur la pente glissante du populisme aux mains propres. La comédie ne nous épargne aucun atome d’une formule bien carrée, censée recouvrir ses quelques bonnes et inventives idées sous le vernis de ce qui est convenable pour tous, partout.

Le Parisien (Hubert Lizé)

 On retrouve la trace des grandes heures de la satire sociale italienne, avec un zeste d’esprit trash à l’américaine, dans cette comédie acide et gentiment immorale portée par des acteurs talentueux et des gags assez poilants.

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