La giornata balorda


La giornata balorda (1960)
VF
ÇA S’EST PASSÉ A ROME

rueducine.com-ça-s-est-passe-a-rome-1960realisateur : Mauro Bolognini
scénaristes : Alberto Moravia, Pier Paolo Pasolini, Marco Visconti
compositeur : Piero Piccioni
AVEC : Jean Sorel, Lea Massari, Jeanne Valérie, Rik Battaglia, Paolo Stoppa, Valeria Ciangottini, Irene Aloisi…

SYNOPSIS : Dans un quartier populaire d’une banlieue de Rome, un jeune inconséquent Davide Saraceno a mis enceinte sa voisine, amie d’enfance. Par manque d’argent le petit au bout de 20 jours n’est toujours pas baptisé. Quand enfin Davide se décide à chercher du travail, il commence à faire appel à sa famille. Il va aller de recommandation en recommandation…

note: 8 /10

Très beau scénario inspiré de deux  nouvelles de l’écrivain italien le plus adapté au cinéma : Alberto Moravia. Scénario écrit par Pier Paolo Pasolini et Marco Visconti.
Le film retrace la journée d’un jeune homme qui prend conscience de ses devoirs vis-à-vis de sa famille et cherche à se stabiliser par le travail. Mais malgré le boom économique que connaît l’Europe, l’Italie est à la traîne et Rome qui fait plus partie de l’Italie du sud que du nord peine à offrir de l’emploi pour tous. La mendicité, la prostitution et les magouilles (petites ou grandes) permettent aux plus petits de survivre.
Mais surtout permet à de plus riches de s’enrichir encore plus sur des trafics juteux, et de profiter de la faiblesse des pauvres.
Le portrait des hommes est peu flatteur, Davide met bien du temps à comprendre qu’il est grand temps de se prendre en main et préfère courir les jupons,
Il n’y a pas que la France qui connaisse une nouvelle vague dans le cinéma. Mauro Bolognini filme Jean Sorel comme Jean-Luc Godard la même année filme Jean-Paul Belmondo pour «A bout de souffle« . La caméra est toujours mobile dans la rue dans les cages d’escaliers, sur une route, un petit chemin ou une plage.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Le générique de début est un grand travelling dans une rue populaire des alentours de Rome où les immeubles communiquent par des passerelles, le linge est étendu sur tous les étages et flotte au vent. Le réalisateur filme en contre plongée ce concentré de vies où les bébés pleurent les femmes crient, les enfants jouent, et les crieurs de toutes sortes passent. C’est magnifique d’autant que la musique de Piero Piccioni surabonde dans ce sens.

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